Espoir… 37 ans plus tard
On pourrait avoir retrouvé le véhicule et les ossements d’un homme disparu à Laval en 1988
La disparition d’un homme à Laval en 1988 pourrait avoir été résolue hier par la découverte de ce qui semble être sa voiture et ses ossements dans la rivière des Mille Îles.
« On va devoir attendre les résultats d’analyse, mais c’est une excellente nouvelle », a commenté au Journal Stéphane Luce, président de l’organisme Meurtres et disparitions irrésolus du Québec.
Il se trouvait à Deux-montagnes, là où le groupe Exploring With a Mission a découvert ce qui pourrait être la voiture de Robert St-louis. Le Lavallois a quitté sa résidence en juin 1988 sans jamais donner signe de vie à ses cinq enfants et à sa conjointe.
Il conduisait une Cherokee Chief beige, un modèle pas particulièrement populaire à l’époque. Le véhicule repêché porte un insigne correspondant à ce véhicule, explique M. Luce.
Bien que des expertises sont nécessaires pour confirmer le tout, cette découverte ravive l’espoir que ses proches soient enfin fixés sur le sort du disparu, 37 ans plus tard.
DUR À CROIRE
« Il faut qu’ils gobent la pilule. Ils n’en reviennent pas, c’est dur à croire et c’est normal. Ça fait 37 ans que ton cerveau te dit que tu ne trouveras jamais rien et un bon dimanche matin, ça se passe », fait savoir M. Luce.
Au printemps 2021, les proches avaient momentanément cru à un dénouement, après avoir été contactés par un avocat américain à propos d’un sans-abri se faisant appeler Bob St-louis à Toledo, dans l’état de l’ohio.
Cet homme, qui donnait l’impression d’être atteint d’alzheimer, avait un regard similaire à celui du disparu. Certaines informations le concernant semblaient également concorder.
Le sans-abri est finalement décédé, mais des tests D’ADN effectués s’étaient avérés négatifs.
PAR DES YOUTUBEURS
Cette fois pourrait toutefois être la bonne, espère-t-il, soulignant le travail d’exploring With a Mission, qui documente ses recherches sur sa chaîne Youtube.
La famille qui a demandé l’aide de l’organisme a rencontré ses membres Bill Mcintosh et « Dan the Diver » pour la première fois samedi. Il n’a ensuite fallu que 50 minutes de recherche sur l’eau aux deux amateurs pour trouver le véhicule.
Ils auraient en effet vu un trou de 60 pi dans la rivière des Mille Îles près d’une rampe à bateau. Se disant qu’il contenait peut-être quelque chose, une plongée a été organisée. C’est là que le véhicule a été découvert.
« Ça semble être un endroit que les gens connaissaient, explique M. Luce. Car en plus de la Cherokee, il y avait trois autres voitures dedans. »
« Il faut mieux fouiller les rampes à bateau qui sont près des personnes disparues. C’est typiquement là que nous les trouvons, de 1 à 8 km de leur résidence », a expliqué Bill Mcintosh.
UN DEUXIÈME
Il s’agit d’une deuxième trouvaille en moins de 10 jours pour le groupe.
La semaine dernière, ils ont repêché une voiture et un corps dans la rivière Saint-françois, à Pierreville, dans le Centre-du-québec. Le véhicule pourrait correspondre à celui d’yvon Guévin, disparu depuis juillet 2014.
Mais comment expliquer que ce groupe, spécialisé dans les recherches de disparus, est parvenu à accomplir ce que les policiers n’ont pas réussi ?
« Leur bateau peut se rendre dans des endroits où les gros bateaux équipés de sonar ne peuvent pas se rendre, avance M. Luce comme piste de solution. Ensuite, ils regardent les habitudes de la personne disparue, les cours d’eau, la profondeur… »
– Avec Jonathan Tremblay
AGENCE QMI | Les blessures liées aux trottinettes électriques connaissent une hausse alarmante au Québec.
Selon l’institut canadien d’information sur la santé (ICIS), les hospitalisations ont bondi de 31 % globalement, et de
60 % chez les 5-17 ans.
Cette augmentation survient malgré l’interdiction d’utilisation pour les moins de 14 ans.
Les experts montrent du doigt la popularité croissante de ce mode de transport et ses dangers potentiels, notamment en raison de l’état des routes.
En entrevue à LCN, André Durocher, directeur de la sécurité routière chez Caa-québec, a déploré le manque de données plus précises.
« Un des défis au cours des prochains mois, voire des prochaines années, sera de gérer la cohabitation [avec les voitures, les vélos et les piétons] et d’être en mesure de prendre l’ampleur des blessures », a souligné M. Durocher.
« Par exemple, si on veut légiférer et dire ça prend […] le casque obligatoire ou ça prend telle chose ou tel équipement de sécurité, mais encore faut-il le faire avec des chiffres et des données », a-t-il fait remarquer.